La réduction carbone campagne vidéo peut atteindre 85 % — sans changer ni le message, ni le budget, ni la qualité perçue. Il suffit de combiner compression des assets avec Cutz et diffusion en programmatique garanti, plutôt qu’une campagne standard en open bidding sans optimisation.
Ce résultat ne vient pas d’une simulation. Il vient d’une étude publiée fin mai 2026 par media Figaro et DK — plateforme de référence pour la mesure carbone des campagnes publicitaires — menée sur des campagnes vidéo réelles, comparées selon différents modes d’achat et d’optimisation.
C’est aussi, pour Cutz, une validation que nous attendions depuis longtemps : non plus des économies d’émissions calculées en laboratoire, mais une preuve terrain, signée par un acteur majeur du marché publicitaire français, méthodologie à l’appui.

Réduction carbone campagne vidéo : ce que l’étude mesure
La comparaison porte sur plusieurs scénarios de diffusion vidéo : d’une campagne classique achetée en open RTB, sans aucune optimisation, jusqu’au mode de diffusion le plus sobre — gré à gré direct avec compression des fichiers. Le résultat en valeur absolue donne le vertige.
| Scénario de diffusion | Empreinte CO₂ | Gain vs référence |
|---|---|---|
| Open bidding standard Sans compression, chaîne programmatique complète | 18,41 t CO₂ | — |
| Programmatique garanti + compression Cutz | 2,65 t CO₂ | −85,6 % |
| Gré à gré direct + compression Cutz (Scénario le plus sobre) | 2,62 t CO₂ | −85,8 % |
L’écart entre le programmatique garanti et le gré à gré direct est négligeable (0,03 t CO₂). Ce qui pèse, c’est la combinaison des deux leviers : la qualité du chemin d’achat, et le poids des fichiers qui circulent dessus.
Pourquoi l’open bidding pollue autant
Le chiffre de 18,41 tonnes n’est pas une anomalie. C’est la réalité d’une chaîne programmatique standard, et l’étude le documente avec une précision rare : une diffusion en open RTB peut mobiliser jusqu’à 350 partenaires technologiques et générer plus de 3 000 lignes ads.txt. Chaque intermédiaire appelle des serveurs, déclenche des enchères, transmet des données — et consomme de l’électricité.
Le SPO — Supply Path Optimization — que media Figaro pratique depuis plusieurs années vise précisément à réduire ce nombre d’intermédiaires. L’étude confirme son efficacité : un dispositif en programmatique garanti réduit la chaîne à un seul partenaire technologique. Comparez les 350 contre 1, et vous comprenez d’où viennent les 85 %.
La compression des assets vidéo ajoute une deuxième couche d’optimisation. Un fichier plus léger, c’est moins de données transférées à chaque visionnage, sur chaque écran, par chaque réseau. Quand une campagne se diffuse en millions d’impressions, la différence de poids par fichier se multiplie jusqu’à représenter des tonnes de CO₂.
« Il existe des leviers opérationnels capables de réduire très significativement l’impact environnemental de la publicité digitale, sans compromettre l’efficacité des campagnes. »
Karine Rielland-Mardirossian, Directrice générale déléguée digital – media Figaro
Ce que ça change pour les agences et les annonceurs
La question n’est plus théorique. Avec la directive CSRD, les annonceurs européens de taille significative sont désormais tenus de mesurer et de déclarer leurs émissions — y compris dans leur scope 3, qui inclut les achats médias. Une campagne vidéo ne sera plus seulement évaluée sur son GRP ou son CPM : elle aura un bilan carbone documenté, auditables, comparable d’une régie à l’autre.
Dans ce contexte, avoir la preuve qu’un dispositif réduit l’empreinte de 85 % n’est plus un argument RSE de second rang. C’est un critère d’achat.
media Figaro fait le choix de continuer à investir sur ces sujets alors même que le marché traverse, selon ses propres termes, « une phase de transition sur les sujets RSE ». C’est un signal que nous lisons avec attention : les régies qui auront construit leur infrastructure de mesure et d’optimisation avant que la demande explose seront celles qui fixeront les standards.
Les quatre leviers activés par media Figaro
- Compression vidéo des assets publicitaires avec Cutz — réduction du poids des fichiers sans dégradation de la qualité perçue
- Mesure carbone en continu via DK sur l’ensemble des campagnes display et vidéo
- SPO (Supply Path Optimization) — réduction du nombre d’intermédiaires techniques dans la chaîne programmatique
- Certification PLATINE SDAT (Sustainable Digital Ad Trust) portée par le SRI — engagement de transparence et de qualité
Cutz dans l’équation : ce que la compression apporte concrètement
La solution Cutz intervient en amont de la diffusion : elle réencode les fichiers vidéo publicitaires pour en réduire le poids de façon significative, sans altération visible de la qualité à l’écran. Ce n’est pas un simple redimensionnement — c’est un encodage intelligent, optimisé par codec et par destination, qui s’applique à chaque format et chaque résolution.
L’impact sur le bilan carbone est direct : un fichier moins lourd transfère moins de données. Moins de données, c’est moins d’énergie consommée sur les CDN, les réseaux et les terminaux. À l’échelle d’une campagne à plusieurs millions d’impressions, la différence se compte en tonnes de CO₂.
Ce que cette étude démontre, c’est que la compression n’est pas un levier marginal. Combinée à un mode d’achat propre (programmatique garanti ou gré à gré direct), elle constitue le socle d’une campagne vidéo réellement sobre.
Un écosystème qui se consolide
Cette étude media Figaro / DK n’est pas un cas isolé. Elle s’inscrit dans un mouvement plus large : Isoskèle (groupe La Poste) a annoncé en 2025 des réductions comprises entre −50 % et −70 % sur ses campagnes digitales en s’appuyant sur DK et Cutz. D’autres acteurs du marché français construisent des dispositifs similaires.
Ce qui se dessine, c’est une infrastructure de publicité bas carbone qui se standardise autour de quelques briques : mesure (DK), optimisation de l’achat (SPO, programmatique garanti), et compression des assets (Cutz). Ces trois éléments ne sont pas interchangeables — ils sont complémentaires.
Pour nous, cette convergence valide quelque chose que nous défendons depuis le lancement de Cutz : la décarbonation de la publicité vidéo n’est pas une contrainte supplémentaire imposée aux équipes créatives ou médias. C’est une optimisation technique qui rend les campagnes plus efficientes — et mesurables.
Vous voulez comprendre ce que la compression Cutz changerait concrètement sur vos campagnes vidéo ? Demandez à voir les chiffres
Sources
- Viuz · media Figaro réaffirme son engagement pour une publicité digitale plus responsable · 27 mai 2026
- e-marketing.fr · Publicité digitale : media Figaro réduit le carbone de 85 % · 28 mai 2026
- d-k.io · Étude de cas media Figaro : les leviers d’une régie publicitaire plus responsable
- CB News · Isoskèle accélère sur la décarbonation digitale avec DK et Cutz · avril 2025